Tehran party

Tehran Party

Certaines choses, telles que boire un verre entre amis, sont une évidence dans certains pays, mais pas en Iran, où les fêtes alcoolisées sont interdites et réprimées, où l’alcool n’est pas disponible.

Elham, Ali, Payman, Azadeh, Bahar, Maryam et Sarah ont bien voulu m’accueillir pour photographier ce sujet qui d’ordinaire et d’une grande banalité, mais qui ici est vrai risque.

Bières et vins sont “home-made” selon des recettes déjà utilisées par les parents de mes hôtes. Quelques verres, les discussions vont bon train, en Farsi, en Anglais, en Français pour certains.

Dans une société sous cloche, où la vie publique n’a aucun point commun avec la vie privée, cette soirée est une bouffée d’oxygène. Les voiles tombent, les barrières sociales de la vie publique disparaissent : on discute, on danse, on vit !

Quelquefois, autour d’une conversation, une douce mélancolie apparaît.

Les Téhéranis savent vivre chaque instant de plaisir partagé, sans se soucier des Mollahs.